dimanche 18 février 2018

Afrique : Zuma déguerpi du fauteuil présidentiel

Mais la crise politique est loin d'être terminée !



Moins de deux mois après son élection à la tête de l'ANC (Congrès national africain, parti de Nelson Mandela, au pouvoir en Afrique du Sud) lors de la conférence nationale de décembre 2017, Cyril Ramaphosa a réalisé l'ambitieux objectif qu'il se serait donné lorsqu'il était encore élève, selon un ami proche : devenir président du pays. Avec sa victoire incertaine dans la course pour la succession à la présidence de l'ANC, où il ne l'avait emporté que de très peu, il était on ne peut plus improbable d'imaginer que Zuma démissionnerait si vite après la conférence. L'ascension de Ramaphosa au plus haut poste du pays est le résultat d'une scission profonde au sein des structures du parti, de l'Exécutif national jusqu'aux groupes de travail nationaux.

– Rapport et analyse de notre camarade Weizmann Hamilton, Parti ouvrier et socialiste d'Afrique du Sud (section du CIO)

mercredi 7 février 2018

CI : Division au FPI

Un parti qui a fait son temps


Depuis la chute de l’ancien régime, nombre des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo restent désorientés et désunis. Les militants ne vivent plus qu’au rythme des annonces d’éventuelles reprises d’un dialogue entre les dirigeants des différentes ailes rivales du parti. 

Du coup, beaucoup se posent la question du pourquoi la division. Le parti qui affirmait conduire la Côte d’Ivoire à un mieux-être partagé et à l’indépendance vraie, dont les orateurs embrasaient les foules, n’est même plus premier parti d’opposition quand bien même son président officiellement reconnu participe aux élections. Affi N’guessan, qui se voyait chef de l’opposition, a été dépassé par Gnamien Konan et Mabri Toikeusse lors du dernier scrutin. 

En réalité, cette division a tout à voir avec l’absence de vision des dirigeants du parti. Dès sa fondation, le FPI a été un parti « fourre-tout » où étaient invités tant des « social-libéraux » que des social-démocrates et des nationalistes radicaux. Pour pouvoir faire tenir un tel parti, il fallait deux conditions : 1) zéro débat politique, afin d’éviter que des palabres n’éclatent ; 2) un leader autour de qui tournait toute la machine du parti, seul à même de trancher les conflits entre factions rivales.

Aujourd’hui que ce leader est en prison à l’étranger et qu’un débat public s’est engagé quant à la tactique à suivre, il est logique que le parti vole en éclat. Pendant ce temps, la base est toujours réduite au même rôle de spectateur tandis que les cadres bourgeois du parti occupent seuls toute la scène.

Qui choisir entre le camp Sangaré qui veut poursuivre le combat coute que coute en utilisant les mêmes méthodes qui n’ont  fait que prouver leur faillite à maintes et maintes reprises, et Affi qui déclare vouloir se détourner de tout ce qui était trop radical ou « révolutionnaire » dans le discours du FPI ?

Nous pensons simplement que le FPI a fait son temps, et qu’un nouvel organe doit être créé pour tirer les leçons de l’échec de nos 10 ans de « révolution nationale » en Côte d’Ivoire : un nouveau parti politique prolétarien, révolutionnaire et socialiste, pour lutter pour une véritable émancipation du peuple de ses propres mains, au lieu de sans cesse basculer d’un « parrain » à l’autre, au gré des caprices de ces leaders bourgeois.

mardi 16 janvier 2018

CI : Le travail en zone industrielle

L'aventure cauchemardesque


Des conditions de recrutement à celles de travail, un emploi dans les zones industrielles rapproche les travailleurs d'une situation de quasi-esclavage.

– Camarade Zova

vendredi 12 janvier 2018

Soudan : nouvelle explosion sociale

La contestation éclate face à la politique d'austérité du gouvernement


Des marches ont éclaté ce 8 janvier dans toute une série de villes du Soudan dont la capitale Khartoum, les villes du Sud (Nyala, Geneina et al-Damazin), ainsi que dans l'Ouest (Darfour).

La raison de ces mobilisations est le prix du pain qui a doublé après que, dans leur budget 2018 adopté le mois dernier, les autorités ont décidé de supprimer les subventions à cette denrée de base. Le ministère de l’Intérieur a déclaré que les manifestants seraient traités « avec force ». Un étudiant a été tué dans la répression qui a suivi, tandis que les dirigeants des partis d'opposition ont été arrêtés et que six journaux critiquant la baisse des subventions ont été interdits de vente.

– Sympathisant du Comité pour une Internationale ouvrière à Khartoum, Soudan

lundi 8 janvier 2018

Sortie du franc CFA – oui, mais comment et pour quoi faire ?



La politique monétaire est l’action par laquelle une banque centrale agit sur l’offre de la monnaie dans le but de remplir son objectif triple : stabilité des taux d’intérêt, stabilité des prix (inflation), taux de change de la monnaie à l’extérieur. Il s’agit donc d’un outil important entre les mains des États pour réguler leur économie en fixant la valeur de l’argent : lorsque la valeur de change augmente, il est plus facile d’acheter des produits étrangers mais plus difficile de vendre, et vice-versa. De même, un taux d’intérêt (le « prix du crédit ») plus élevé décourage les emprunts et les investissements, un taux d’intérêt bas les encourage. Or, cet outil n’appartient pas à nos États.

– camarade Guide